Étude de cas

120 000
leads qualifiés, la France entière

Construire une base de prospection nationale à partir du registre officiel des entreprises, l'enrichir automatiquement en contacts directs, et la maintenir à jour sans jamais se faire bloquer.

jusqu’à25 000lignes enrichies par jour

Client
Organisme d'accompagnement en formation et recrutement
Période
Mars → août 2026

01Ce que contient chaque ligne

Le fichier n'est pas une liste d'entreprises : c'est un fichier de travail commercial, livré dans le format du client, colonnes de suivi comprises.

  • Nom du dirigeant
  • Téléphone direct
  • Email professionnel
  • Raison sociale et SIRET
  • Branche professionnelle de rattachement
  • Colonnes de suivi : relance, statut, commentaires

Complétion par ligne

  • 77 %téléphone trouvé
  • 75 %nom du dirigeant identifié
  • 33 %email professionnel trouvé

Le point dur

2 300

requêtes Google Maps par jour, sur une seule adresse IP

48 heures d’affilée, sans blocage

La documentation technique de 2026 situe le seuil de blocage entre 30 et 100 requêtes par jour et par IP, et quasi immédiat depuis une IP de datacenter. Le pipeline a tenu 20 à 70 fois au-dessus.

Pourquoi ça tient. Parce qu’il passe par un vrai navigateur Chrome — écran de consentement géré, délais naturels — et non par un client HTTP qui se signale à chaque requête.

02La méthode

  1. 01

    Partir du registre officiel

    Pas d'annuaire acheté : la base publique des établissements français, 2,37 millions de lignes, croisée avec les conventions collectives pour rattacher chaque entreprise à sa branche professionnelle. Une jointure locale, sans quota ni plafond d'API.

  2. 02

    Filtrer sur des signaux, pas sur des codes

    Un code d'activité ne dit pas si une entreprise a un besoin aujourd'hui. Le ciblage s'appuie sur des signaux concrets — croissance des effectifs, postes ouverts, implantations récentes : une entreprise qui recrute est réceptive, une entreprise qui stagne ne l'est pas.

  3. 03

    Enrichir sans se faire bannir

    Chaque ligne retenue passe par une chaîne d'enrichissement : dirigeant, téléphone, site, email. C'est l'étape qui casse tous les projets de collecte, parce qu'elle demande d'interroger des sources qui se défendent.

  4. 04

    Livrer dans l’outil du client

    Une base qui demande un travail de reprise avant import n'est pas livrée. Le fichier sort directement dans le format de travail du client, prêt à être exploité par son équipe commerciale.

03Deux décisions qui ont divisé le temps de collecte

Interroger par pages de 25, pas ligne par ligne

Le registre hors ligne ne donne le nom du dirigeant que pour 4,5 % du périmètre. L'API officielle le fournit pour environ 75 % — mais une requête par entreprise, c'est 130 000 appels. En interrogeant par pages de 25, il en faut 5 500. Vingt-quatre fois moins, pour la même donnée.

N’appeler la source surveillée qu’en dernier recours

Google n'est sollicité que lorsque les sources ouvertes échouent, ou pour arbitrer un doute. Le budget par adresse IP passe de 2 000 à 5 000 lignes par jour — la France entière en trois semaines, sur une seule adresse.

La règle qui gouverne tout le reste

La vitesse s’achète en adresses IP, pas en processus

Le mur du passage à l'échelle n'est pas Google : c'est le nombre d'adresses IP disponibles. Chaque IP tient un volume donné par jour, quel que soit le nombre de processus lancés dessus. Mettre seize processus sur une seule adresse ne va pas cinq fois plus vite — ça se fait bannir cinq fois plus vite.

Le dimensionnement machine découle de l'IP, il ne la précède pas : 2 000 lignes par jour, c'est environ trois sessions de navigateur simultanées, soit un petit serveur à deux cœurs par adresse. Le reste est du gaspillage.

04Du script au système

Un pipeline qui produit une fois n'a aucune valeur : ce qui compte, c'est celui qui tourne sans surveillance et qui redémarre seul. Voici ce qui a changé entre la première campagne et la version de production.

  1. 425 appels d’API segmentés par départementUne jointure locale, sans quota ni plafond
  2. Un tableur comme base de travailUne base de données comme source de vérité
  3. Boucle artisanale et compteur tenu à la mainFile de travail avec reprise automatique après incident
  4. Rythme subi, aucun garde-fouQuota explicite par adresse IP, jamais dépassé
  5. Panne découverte quatre jours plus tardAlerte au bout de trente minutes
  6. Tourne sur un poste de travailService serveur, sauvegarde et surveillance automatiques
  7. Quelques centaines de lignes par jourDes dizaines de milliers par jour, sans surveillance

05Ce qui a cassé

Aucun système de collecte ne tourne à 100 %. Voici ce qui est réellement tombé pendant la campagne, ce que ça a coûté, et ce que ça a fait changer — c'est exactement ce qui a servi à dimensionner la version de production.

  • Jeton d’authentification expiré

    4 jours de pipeline à l’arrêt

    L'incident le plus coûteux du projet n'était pas technique, il était silencieux : rien n'alertait. C'est de là que vient la surveillance à trente minutes.

  • Verrou de traitement bloqué par un fil mort

    ≈ 10 heures

    Un chien de garde redémarre désormais le service au-delà d’un délai sans progression.

  • Mémoire épuisée sur une exécution monolithique

    Un traitement national perdu

    Les lots sont plafonnés et l'écriture se fait au fil de l'eau : un incident ne coûte plus que le lot en cours.

  • Pare-feu applicatif des sites cibles

    362 refus en 48 h

    C'est ce qui plafonne le taux d'emails à un tiers. Une seule passe par domaine, trois pages au maximum : insister ferait perdre le domaine définitivement.

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